vendredi 5 décembre 2008
Fr. Antoine de la Fayolle
Frère Dominicain, Responsable des études au couvent de Lille.
Les vœux ne sont pas là pour me rendre malheureux, ni pour me priver. Bien au contraire, ils sont là pour m’aider à avancer vers Dieu et vers l’autre dans une liberté plus grande :
Que j’ai des biens ou non, je reste dans la paix disponible à Dieu et à mon prochain.
Que je sois seul ou avec d’autres, je reste toujours ancré en Dieu et disponible pour témoigner de sa bienveillance pour les hommes.
Que j’ai a faire une chose choisie ou non, peu importe, je reste capable dans ce qui m’est confié de travailler avec Dieu pour son Royaume.
Si les vœux sont une école de liberté, cela ne veut pas dire qu’ils soient faciles. Ils sont exigeants, extrêmement exigeants : ils me demandent le maximum de ce que je peux donner, rien de moins.
Si la qualité de ma vie dépend de ma capacité à la donner, alors par les vœux je me donne les moyens de soigner la qualité de ma vie pour Dieu et son Royaume.