Communiqué de presse (mise à jour du 3 déc. 2012) : Des communautés attentives aux plus pauvres

L’hiver est là avec sa vague de froid et tous ces laissés pour compte de notre société. Abandonnés à la rue, exposés aux regards indifférents, marginalisés par des comportements de consommation que nos sociétés riches ne veulent pas remettre en cause, ces frères et sœurs en humanité attendent de nous des gestes significatifs et efficaces. Les religieux et religieuses ne peuvent rester insensibles à de telles situations. Pour certaines congrégations, cela fait même partie de leur charisme fondateur.

Nous sommes intimement convaincus que le renouveau de la vie sociale passe par l’attention aux plus pauvres. Ce partage permet de poser autrement certaines questions de société, afin que le vivre ensemble devienne vraiment un objectif prioritaire.

Tous les Instituts religieux ne peuvent porter la même attention à un tel domaine, mais beaucoup y accordent du temps et y consacrent des espaces.

Nous voudrions donner ici quelques exemples de la manière dont les Congrégations et monastères apportent leur part à cette priorité et se montrent parfois audacieux dans les réponses proposées :

- Les Filles de la Charité destinent 3 lieux d’accueil spécifiques dans Paris pour des personnes sans abris (11ème et 15ème arrondissement).

- Les Soeurs de Saint Charles à Paris, rue Lafayette, mettent gratuitement à disposition un immeuble hébergeant des femmes seules avec enfants.

- Les Sœurs du Bon Pasteur d’Angers et Notre Dame de Charité pratiquent l’accueil de femmes en difficulté économique ou administrative (à Angers, Nantes et dans la région parisienne).

- Les Sœurs du Très Saint Sauveur dans le 20ème arrondissement de Paris abritent une vingtaine de jeunes et de SDF dans le cadre de l’APA (Association Pour l’Amitié).

- Les Dominicaines rue de Vaugirard (75015) ont vendu leur maison à l’Immobilière 3F, société de HLM pour que l’association Aux captifs la Libération puisse s’y installer et accueillir SDF et jeunes professionnels.

- Les Petites Sœurs des Pauvres et les Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et Marie accueillent des personnes âgées ou malades à faibles ressources dans leurs maisons de retraite ou EHPAD.

- Les Sœurs bénédictines de Jouarre (77) se préparent à loger dans un grand bâtiment, en lien avec le Secours Catholique, des femmes en réinsertion.

- Les religieuses Missionnaires de la Charité assurent, à Paris et Marseille, des services de repas et de soins médicaux pour les SDF ou les très précaires.

- Les monastères masculins accueillent traditionnellement et sans aucune condition des « routards » qui viennent poser leur sac 24 heures ou plus à l’Abbaye.

Beaucoup d’autres exemples pourraient être cités et nous savons qu’il reste tant à faire ; les Congrégations en sont bien conscientes, mais il ne saurait être question pour aucune d’entre elles de baisser les bras devant une question qu’elles estiment de première importance.

Pour la CORREF, frère Jean-Pierre Longeat, président

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